Intermittor

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Le guide de l'application Intermittor

Intermittor sert à deux choses que la plupart des outils séparent : produire tes feuilles d'heures, et suivre tes droits. Ce guide fait le tour de l'application, écran par écran, avec la seule décision qui compte vraiment au démarrage : travailler en projet rapide ou en projet normal.

À retenir avant de commencer. Une seule décision structure ton usage de l'application : as-tu besoin de feuilles d'heures détaillées, ou juste de tenir ton compteur ? La première réponse mène aux projets normaux, la seconde aux projets rapides. Tu peux passer de l'un à l'autre à tout moment.

Un téléphone abstrait est entouré de modules de chrono, projet, document et compteur.
Intermittor relie la journée de travail, les projets, les pièces et le suivi des droits.

Le premier lancement

Au démarrage, l'application te pose la question du mode de travail : feuille détaillée ou ajout rapide. Ce choix n'est pas définitif, il oriente simplement ce qu'on te propose en premier.

Trois réglages méritent d'être faits tout de suite, parce qu'ils conditionnent tous les calculs qui suivront :

  1. Ton identité, pour qu'elle apparaisse sur les feuilles d'heures exportées sans avoir à la retaper à chaque saisie.
  2. Ton annexe, 8 pour les techniciens, 10 pour les artistes. Elle détermine la conversion des cachets et la façon dont ton allocation est estimée.
  3. Ta convention collective, qui commande le calcul du brut, les majorations de nuit et le traitement des continues. Une convention mal réglée donne des bruts faux sur toutes tes feuilles.
Les écrans de l'application, par usage Au quotidien : accueil, chrono et feuilles d'heures. Par production : projets, documents et notes de frais. Pour les droits : compteur 507 heures, projection, simulateur et historique des allocations. Enfin les réglages : identité, annexe et convention. Quatre familles d'écrans, selon ce que tu viens y faire Au quotidienAccueilChronoFeuillesPar productionProjetsDocumentsNotes de fraisTes droitsCompteur 507 hProjectionSimulateurHistorique ARERéglagesIdentitéAnnexeConvention
Les trois réglages de la dernière colonne conditionnent tous les calculs. Une convention mal réglée donne des bruts faux sur toutes tes feuilles, sans qu'aucun message ne le signale.

La décision qui compte : projet rapide ou projet normal

C'est le point que les nouveaux utilisateurs mettent le plus de temps à saisir, alors qu'il se résume en une phrase : un projet rapide n'a pas de feuilles d'heures.

Projet normalProjet rapide
Ce que tu saisisChaque journée : début, repas, reprise, finUn total d'heures ou de cachets, et un brut
Calcul du brutCalculé à la convention, majorations comprisesSaisi par tes soins
Feuille d'heures PDFOui, exportable pour la productionNon
Compteur 507 hAlimentéAlimenté
Documents rattachésOuiOui
Temps de saisieQuelques minutes par journéeQuelques secondes par contrat
Projet normal et projet rapide Le projet normal passe par la saisie de chaque journée, le calcul du brut à la convention et l'export d'une feuille d'heures avant d'alimenter le compteur. Le projet rapide saisit directement un total d'heures et un brut, et alimente le compteur sans feuille. Les deux alimentent le compteur 507 h. Un seul produit une feuille d'heures. Projet normalChaque journéeBrut à la conventionFeuille PDF Projet rapideTotal d'heuresBrut saisi Compteur 507 h
Le projet rapide n'est pas une version dégradée : c'est le bon choix pour un contrat déjà payé et déclaré. La conversion entre les deux se fait dans les deux sens, à tout moment.

Prends un projet normal quand tu dois produire une feuille d'heures pour la production, vérifier un brut, ou justifier des majorations. C'est le cas courant en tournage.

Prends un projet rapide quand la feuille ne t'intéresse pas : un contrat déjà payé et déclaré, une série de cachets, un renfort de deux jours, ou la reconstitution d'une année passée pour remplir ton compteur.

Le bouton de conversion se trouve sur chaque projet : il affiche « Projet normal » si tu es en rapide, « Projet rapide » si tu es en normal. Commencer en rapide puis basculer en normal quand la production réclame une feuille est un usage parfaitement prévu.

Le piège du type d'activité

À la saisie rapide, l'application demande quel type de revenu tu enregistres. Ce choix décide de ce qui entre ou non dans ton compteur :

C'est exactement la distinction expliquée dans le calcul des heures, appliquée au moment de la saisie. Se tromper ici fausse le compteur dans un sens ou dans l'autre.

Un projet central se divise entre une saisie courte et un parcours détaillé avec documents.
Le bon mode de projet dépend du niveau de suivi nécessaire, pas de la valeur du travail.

L'accueil

L'écran d'accueil regroupe les modules que tu utilises : compteur, chrono, projets récents, projection. Il est personnalisable : les modules se réorganisent, et ceux qui ne te servent pas se masquent, avec une confirmation avant de faire disparaître un bloc. L'idée est que ta première vue au réveil corresponde à ta pratique, pas à une organisation imposée.

Les feuilles d'heures

Aucun calculateur de droits ne fait ça. Une feuille se remplit journée par journée : début, coupure repas, reprise, fin. Le brut se calcule à la convention du projet, avec les heures supplémentaires, les majorations de nuit et le traitement des continues.

Le trajet d'une journée de travail La journée démarre au chrono sur le plateau, devient une feuille d'heures calculée à la convention, part en PDF à la production, et alimente le compteur 507 heures. Une seule saisie, quatre usages Chronosur le plateauFeuillecalculée à la conventionPDFenvoyé à la prodCompteur507 h à jour Aucune ressaisie entre les étapes : c'est la même journée qui circule.
C'est le trajet que les calculateurs de droits ne couvrent pas : ils commencent à l'étape 4, en supposant que tu connais déjà tes heures et ton brut.

Deux points à connaître, parce qu'ils surprennent :

Une fois la feuille prête, l'aperçu PDF s'ouvre dans l'application. Tu vérifies les totaux avant d'envoyer, puis tu partages le document à la production.

Le chrono de plateau

Le chrono sert à ne pas reconstituer ta journée le soir de mémoire. Tu le lances au début, tu marques le repas et la reprise, tu l'arrêtes à la fin. Le temps avance même application fermée, grâce à un widget introduit avec la version 4.5 sur iPhone et sur Android ; toucher le widget ouvre directement les commandes. Si tu ne le vois pas, vérifie la version installée depuis ton store.

Le chrono de plateau d'Intermittor, avec les quatre étapes de la journée : début 8 h, repas 12 h 30, reprise 13 h 30, fin à venir
Le chrono suit la journée en quatre temps. L'étape en cours est signalée, les horaires restent modifiables, et la convention appliquée est rappelée sous les réglages. Ici, une journée de production cinématographique commencée à 8 h.

Les horaires enregistrés restent modifiables avant d'être rattachés au projet, ce qui est indispensable sur un plateau où une pause n'est jamais exactement là où on l'a marquée.

Les projets et les documents

Chaque production est un projet : il porte ses feuilles, ses documents et ses attestations. Contrats, bulletins et PDF restent rangés là, accessibles depuis le téléphone, et conservés d'une année sur l'autre.

Un projet peut aussi être exclu du suivi quand il ne doit pas peser sur ton compteur, par exemple une activité hors champ du spectacle que tu veux quand même archiver.

L'import des AEM

C'est la fonction qui fait gagner le plus de temps, et celle qui évite le plus d'erreurs. Une attestation s'importe par lien, par PDF, par photo ou par glisser-déposer. Les heures et le brut sont lus, rattachés au projet correspondant, et les doublons sont détectés, pour ne pas compter deux fois la même déclaration.

L'écran d'import de documents d'Intermittor : attacher un lien, importer un PDF, ou utiliser la caméra
Trois façons d'ajouter une attestation : coller un lien, envoyer le PDF, ou passer par la caméra. Les documents déjà présents restent listés en dessous, et le bouton Montrer les fichiers absents fait ressortir ce qui manque.

Le gain dépasse le simple confort. Recopier douze attestations à la main dans l'année, c'est douze occasions de se tromper d'une ligne, sans que rien ne le signale ensuite.

Une attestation abstraite traverse un contrôle avant de devenir une feuille de travail structurée.
L’import accélère la saisie tout en laissant les données extraites visibles et vérifiables.

Le compteur 507 h et la projection

L'écran France Travail rassemble ce qui décide de tes droits : les heures de la période en cours, ce qui est déclaré, ce qui manque encore. La projection va plus loin que le simple total : elle affiche le délai d'attente et les franchises ou différés estimés, c'est-à-dire le calendrier réel de ton prochain versement, et pas seulement la date de ton réexamen.

Le compteur 507 heures d'Intermittor : jauge de progression, répartition entre annexes 8 et 10, et actualisation du mois
Le compteur affiche l'avancement sur la période, la répartition entre annexe 8 et annexe 10, et ce qu'il reste à déclarer ce mois-ci. La date d'anniversaire se règle depuis ce même écran.

Un simulateur permet de tester une hypothèse : ce contrat en plus, cette tournée refusée, ce réexamen anticipé. C'est le bon endroit pour arbitrer avant de signer, pas après.

L'application gère aussi l'historique des ARE des années précédentes, qui peuvent être importées, modifiées, réimportées ou supprimées sans toucher au droit en cours.

Les autres écrans

La bonne démarche, dans l'ordre

  1. Règle ton annexe et ta convention avant la première feuille.
  2. Crée un projet par production, dès l'engagement, même sans date précise.
  3. Sur le plateau, lance le chrono. Le soir, vérifie et valide la journée.
  4. En fin de contrat, exporte la feuille en PDF et envoie-la.
  5. Dès réception de l'attestation, importe-la : c'est le moment où une erreur se corrige encore facilement.
  6. Une fois par mois, avant l'actualisation, compare tes heures saisies et tes heures déclarées. L'écart, c'est ta liste de relances.
  7. Trois mois avant ta date anniversaire, ouvre la projection et arbitre.

Les erreurs les plus fréquentes

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un projet rapide et un projet normal ?

Le projet normal contient des feuilles d'heures détaillées : chaque journée est saisie avec ses horaires, et le brut est calculé à la convention. Le projet rapide se passe de feuille : tu saisis directement un total d'heures ou de cachets et un brut. Les deux alimentent le compteur 507 h ; seul le projet normal produit une feuille d'heures exportable en PDF.

Peut-on transformer un projet rapide en projet normal ?

Oui, dans les deux sens. Chaque projet affiche un bouton de conversion : « Projet normal » sur un projet rapide, « Projet rapide » sur un projet normal. Tu n'es donc pas enfermé dans le choix fait au départ.

Faut-il remplir une feuille d'heures pour que les heures comptent ?

Non. Un projet rapide alimente le compteur 507 h sans feuille détaillée. La feuille devient nécessaire quand tu dois transmettre un document à la production ou vérifier un calcul de brut à la convention.

Le chrono fonctionne-t-il application fermée ?

Oui, à partir de la version 4.5. Le chrono de plateau dispose d'un widget sur iPhone et sur Android qui fait avancer le temps sans garder l'application ouverte. Toucher le widget ouvre directement les commandes dans Intermittor.

Comment importer une AEM ?

Par lien, par fichier PDF, par photo ou par glisser-déposer. Les heures et le brut sont lus, rattachés au projet correspondant, et les doublons sont signalés pour éviter de compter deux fois la même déclaration.

Tout mon travail compte-t-il dans les 507 heures ?

Non, et l'application le distingue explicitement. À la saisie, tu choisis le type d'activité : brut intermittent, salaire du régime général, prestation en micro ou en société. Seul le brut intermittent alimente le compteur 507 h, les autres sont conservés sans y entrer.