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Top 5 des applications pour intermittent du spectacle

Cinq applications dominent le suivi côté salarié, sans épuiser le marché. Elles ne font pas la même chose, et le prix n'est pas le bon critère pour les départager. Voici le classement, avec ce que chacune couvre réellement et ce qu'elle laisse à ta charge.

Le classement en une ligne. 1. Intermittor, le seul à couvrir la journée de travail et les droits. 2. Intermittent, le meilleur calculateur de droits. 3. itsi, centré sur le circuit avec la production. 4. MesCachets, le vétéran de la simulation. 5. Mon Intermittence, le nouveau venu, fort sur la bijoute.

Cinq cartes d’outils gravitent autour d’un téléphone central violet.
Comparer les applications revient à regarder les usages couverts, la qualité du suivi et les limites de chaque outil.

Comment ce classement est construit

Autant l'écrire tout de suite : cette page est publiée par l'éditeur d'Intermittor. Elle n'a donc d'intérêt que si tu peux en vérifier chaque élément, et c'est le cas, tout est public. Le classement repose sur trois questions, dans cet ordre.

RangApplicationFeuilles d'heuresDroits 507 hImport des AEMTarif
1IntermittorOui, avec chronoOuiOui25 €/an
2IntermittentNonOuiOui15 €/an
3itsiOuiCumul simpleNonGratuit ou 29,99 €/an
4MesCachetsNonOuiNon12 à 48 €/an
5Mon IntermittenceNonCompteur seulOuiGratuit (2,99 €/mois annoncé)
Cinq cartes d’outils sont comparées par une matrice de critères colorés et ordonnés.
Un comparatif utile regarde les fonctions, la qualité du suivi et les limites plutôt qu’un simple podium.

1. Intermittor

Pour qui : les techniciens et artistes qui remplissent des feuilles d'heures et veulent que ces heures servent ensuite à quelque chose.

C'est la seule application du marché qui part de la journée de travail réelle et remonte jusqu'aux droits. Le chrono de plateau tourne pendant le tournage, y compris application fermée, avec un widget sur iPhone et sur Android depuis la version 4.5. La feuille se calcule à la convention, majorations de nuit et continues comprises, puis part en PDF à la production. Les attestations s'importent par lien, PDF, photo ou glisser-déposer, avec détection des doublons, et alimentent le compteur 507 h. La projection affiche le délai d'attente et les franchises estimées.

Ce qu'elle ne fait pas : elle ne remplace pas le circuit de validation d'une production équipée, et elle n'analyse pas une décision France Travail dans le détail juridique.

Prix : 25 € TTC par an, après un mois d'essai sans carte bancaire. Ce n'est pas la moins chère du classement, et c'est assumé : le périmètre couvert n'est pas le même.

2. Intermittent

Pour qui : ceux dont le besoin s'arrête aux droits, et qui veulent le meilleur rapport qualité-prix parmi les outils réellement maintenus.

Le concurrent le plus sérieux, et il faut le dire clairement : plus ancien, très bien noté sur les deux stores, mis à jour à un rythme soutenu, avec une documentation réglementaire fournie et une extraction automatique des données depuis les documents administratifs. Il ajoute des modules de communauté et de mise en relation, et propose une gratuité réelle pour les intermittents pas encore indemnisés.

Ce qu'il ne fait pas : pas de feuille d'heures détaillée, pas de chrono, pas de calcul du brut à la convention. Il suppose que tu connais déjà tes heures et ton salaire.

Prix : 15 € par an en direct, 16,99 € via les stores. Le comparatif détaillé.

3. itsi

Pour qui : les techniciens du cinéma et de l'audiovisuel dont la production est déjà équipée.

Quand ta prod l'utilise, itsi règle proprement tout le circuit : saisie des heures, commentaires, validation, signature électronique, transmission en prépaie. Un chef de département peut saisir pour son équipe. C'est le seul du classement à faire le lien avec l'employeur.

Ce qu'il ne fait pas : il ne suit pas tes droits. Le seul élément dans ce domaine est un cumul d'heures depuis une date anniversaire que tu saisis toi-même. Il n'importe pas les attestations, ne calcule pas d'allocation, et ne connaît que les projets qui passent par itsi. Son périmètre conventionnel est limité au cinéma et à l'audiovisuel.

Prix : gratuit sur invitation d'une production, 29,99 € par an pour créer tes propres projets. Le comparatif détaillé.

4. MesCachets

Pour qui : ceux qui veulent surtout simuler leur indemnisation, et qui acceptent de tout saisir.

Le vétéran de la simulation de droits, sur le sujet depuis plus de quinze ans. Il propose des simulateurs gratuits sans inscription, ce qui est rare et utile pour une estimation ponctuelle, et sa formule la plus complète couvre des sujets périphériques comme les Congés Spectacles et le prélèvement à la source.

Ce qu'il ne fait pas : aucune feuille d'heures, aucun import d'attestation. Chaque contrat se saisit à la main. Ses applications mobiles sont présentées par l'éditeur comme un habillage de son site, et au 4 août 2026 la version iPhone n'avait pas été republiée depuis juillet 2023.

Prix : trois formules à 12, 36 et 48 € par an, les fonctions avancées étant dans la plus chère. Le comparatif détaillé.

5. Mon Intermittence

Pour qui : celui qui veut un tableau de bord de son année, et qui facture de la bijoute.

C'est le plus jeune de la liste, et le plus prometteur sur un point précis. Le tableau de bord affiche la jauge des 507 h, la date d'anniversaire, le brut, le net et le tarif horaire moyen, avec une vue diagramme et une vue calendrier. Les AEM et les fiches de paie déposées sont lues pour pré-remplir les contrats, y compris en lot sur tout un mois. Et il suit deux choses que presque personne ne gère : les factures de bijoute, avec leur statut « payé par la prod », et les impayés, avec un filtre « à encaisser » qui les regroupe.

Ce qui manque : rien ne se passe sur le plateau. Pas de chrono, pas de feuille d'heures calculée à la convention, donc pas de brut produit par l'outil. Le net vient de la fiche de paie que tu lui donnes, pas d'un calcul. Il n'y a pas non plus de simulation d'allocation, ni d'application iPhone ou Android : tout vit dans le navigateur.

Prix : gratuit aujourd'hui. Le site annonce 2,99 € par mois, premier mois offert, avec 20 % de remise à l'année. Les mentions légales, mises à jour le 2 août 2026, précisent que le service est en phase de test et que la structure juridique qui l'exploitera est en cours de constitution. À prendre en compte avant d'y héberger trois ans d'archives. Le comparatif détaillé.

Des profils artistiques et techniques relient leurs besoins à différents outils numériques.
Le meilleur choix dépend du métier, du niveau de détail souhaité et des démarches à suivre.

Le vrai critère de choix

Ces cinq outils calculent à partir de données que quelqu'un a saisies. La différence entre eux n'est donc pas la finesse du calcul, tous appliquent les mêmes règles publiques. Elle est dans le trajet couvert.

Si personne ne saisit ta journée de travail à ta place, tu la saisiras deux fois : une fois pour la production, une fois pour ton suivi. Et si personne ne lit tes attestations, tu recopieras une douzaine de documents par an, avec une chance de te tromper d'une ligne à chaque fois. C'est là que se joue le classement, pas sur les dix euros d'écart entre les abonnements.

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure application pour un intermittent du spectacle ?

Cela dépend de ce que tu produis au quotidien. Si tu remplis des feuilles d'heures de tournage, Intermittor est le seul outil qui les relie ensuite à ton compteur 507 h et à ton allocation. Si tu joues au cachet et veux surtout analyser tes droits, Intermittent est excellent et moins cher.

Existe-t-il une application gratuite ?

Oui, plusieurs. Intermittent est gratuit sans limite de durée pour les intermittents pas encore indemnisés, dans une limite d'heures enregistrées. itsi est gratuit pour le technicien invité sur un projet par sa production. L'espace salarié de Movinmotion est gratuit lui aussi. Tes heures y remontent automatiquement si ton employeur est client, sinon tu les saisis à la main, et les paramètres de ton droit France Travail restent à renseigner dans tous les cas.

Quelle application importe automatiquement les AEM ?

Deux le proposent : Intermittor, par lien, PDF, photo ou glisser-déposer avec détection des doublons, et Intermittent, qui revendique une extraction automatique depuis les documents administratifs. Les autres demandent une saisie manuelle des données de chaque contrat.

Faut-il que ma production utilise la même application que moi ?

Non, sauf pour itsi, qui est d'abord un outil de production auquel tu es invité. Les autres sont des outils personnels qui fonctionnent quel que soit l'équipement de ton employeur.